Le suicide chez les jeunes en France

Le suicide est la 2eme cause de mortalité en France chez les jeunes de moins de 24 ans après les accidents de la route. Si les victimes du suicide sont pour près des trois quarts des hommes, les tentatives de suicide sont majoritairement le fait de femmes (65 % des tentatives de suicide avec une prédominance des intoxications médicamenteuses). La revue Le Concours médical révèle que  près de 21 % des filles de 15 ans et près de 9 % des garçons ont déjà tenté de se suicider. suicide chez les jeunes

Selon le Monde, une enquête menée en 2012  auprès de 1817 jeunes de 15 ans tirés au sort, dans 171 établissements scolaires des régions Poitou-Charentes et Alsace, 20,9%  des jeunes filles interrogées avoue avoir fait une tentative de suicide contre 8,8% de garçons . Ces premiers résultats alarmants ont été rapidement rendus publics. « Ils confirment les données hospitalières d’augmentation des admissions d’adolescentes pour tentatives de suicide. Leur âge moyen ne cesse de diminuer. Dans mon service, il est passé de 17 ans à 15 ans en vingt ans », remarque également Xavier Pommereau, psychiatre spécialiste des adolescents en difficultés.

Néanmoins il faut nuancer ces résultats. Le fait de déclarer une tentative de suicide ne signifie pas que la personne ait réellement tenté de se tuer. 4.8 % des suicides concernent la classe d’âge des 15-24 ans, ce qui en soit reste faible. Le taux de décès par suicide pour 100 000 habitants est passé de 20.3 en 1990 à 16.2 en 2010 (de 32.3 à 24.7 chez les hommes et 10.7 à 8,3 chez les femmes). Cette diminution concerne davantage les personnes âgées et les jeunes .

Cette enquête sur le suicide chez les jeunes en France montrent avant tout qu’il existe  un » nombre très important de jeunes est en désespérance. […] Ils sont plus stressés, plus inquiets de l’avenir, en difficulté pour se sentir exister, pour affirmer leur identité, parce qu’ils manquent d’appartenance sociale et idéologique, parce qu’ils sont de plus en plus renvoyés à eux-mêmes pour se définir. » , explique le Dr Pommerau.

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