Un féminicide sur 2 est commis par un homme sous l’emprise de l’alcool mais on supprime le mois sans alcool

Alors que des mesures contre les meurtres de femmes sont prises, on a un peu l’impression que le gouvernement fait de la démagogie en s’attaquant à l’index qui presse la détente plutôt qu’aux causes réelles de ces meurtres.

Passons sur le fait que le suicide fait 10000 morts en France chaque année et que rien n’est fait pour lutter contre ce fléau .. mais il y a encore plus bizarre.

50% des féminicides sont commis par des personnes sous l’emprise d’alcool ou de drogues ( voir  L’alcool, cause majeure des féminicides : « Sa violence était décuplée, il ne me reconnaissait plus » ).

En janvier était prévu le « mois sans alcool » mais sans crier gare, et alors que des choses avaient déjà été entreprises par des associations et quelques entités étatiques, Mr Macron a supprimé cette initiative (cf  Pourquoi le gouvernement renonce au mois sans alcool, le « Dry January ») .

Pourtant, des études ont montré qu’un mois de « sevrage » peut permettre à pas mal de gens de redécouvrir le goût des aliments, de l’eau, de se forcer à tenter de se passer d’alcool ou de vin et même de découvrir qu’il leur est difficile de sen passer DONC de prendre conscience de leur problème à ce sujet.

Juste après les fêtes de fin d’année, le « mois sans alcool » a connu des réussites outre Manche.

Lancé là-bas en 2013 par l’association Alcohol Concern, le « Dry January », ou « Janvier Sec », a permis en 2018 à 4 millions de Britanniques de tenter de jouer le jeu.

Plus de 100000 se sont inscrits sur le site de l’opération ou ont téléchargé l’application associée, selon l’association, rebaptisée depuis Alcohol Change UK.

L’aspect ludique et communautaire aide selon le Pr Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions : « C’est une façon intelligente d’utiliser les réseaux sociaux, avec des groupes de gens qui s’entraident. C’est plus facile que d’arrêter tout seul« , qui ajoute  « ce n’est pas un gadget, c’est une très importante initiative de santé qui a fait la preuve de son efficacité« , ajoute le psychiatre et addictologue français.

Une étude du Dr Richard de Visser, psychologue à Sussex, montre que ces « abstinents » ont gardé une consommation moins importante au mois d’août. Par ailleurs :

  • Le nombre de jours de consommation est passé en moyenne de 4,3 à 3,3 par semaine ;
  • Les unités consommées par journée de consommation ont chuté en moyenne de 8,6 à 7,1 ;
  • La fréquence de consommation d’alcool est passée de 3,4 à 2,1 par mois en moyenne.

Pour le Dr de Visser, « Le simple fait de prendre un mois d’alcool aide les gens à boire moins à long terme : en août, les gens rapportent un jour d’abstinence supplémentaire par semaine. Les avantages immédiats sont considérables : 9 personnes sur 10 économisent de l’argent, 7 personnes sur 10 dorment mieux et 3 personnes sur 5 perdent du poids« .

« Fait intéressant : ces changements ont également été observés chez les participants qui n’ont pas réussi à rester abstinents pendant tout le mois de janvier, même s’ils sont moins marqués. Cela montre que le simple fait d’essayer comporte de réels avantages » juge le Dr de Visser.

Selon trois enquêtes en ligne conduite en janvier, février et août, les participants déclarent que :

  • 88 % ont économisé de l’argent;
  • 82 % pensent plus réellement à leur consommation d’alcool ;
  • 80 % pensent qu’ils contrôlent mieux leur consommation ;
  • 76 % ont mieux compris quand et pourquoi ils boivent ;
  • 71 % ont réalisé qu’ils n’avaient pas besoin d’un verre pour s’amuser ;
  • 70 % ont amélioré leur état de santé général ;
  • 71 % dormaient mieux ;
  • 67 % avaient plus d’énergie ;
  • 58 % ont perdu du poids ;
  • 57 % avaient une meilleure concentration ;
  • 54 % avaient une meilleure peau.

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