L’urticaire

L'urticaire


L’urticaire
est une réaction allergique cutanée dont les principaux responsables sont les aliments, les poils d’animaux et les médicaments, piqûre d’insecte… Elle provoque des démangeaisons intenses, des éruptions en plaques boursoufflées ou en boutons semblables à des piqûres d’ortie parfois prurigineux.

 L’urticaire touche 15 à 20 % de la population.

Ce qu’il faut retenir à propos de l’urticaire.

La crise d’urticaire survient dans les minutes ou heures après le contact avec le facteur déclencheur et dure de quelques heures à 4 ou 6 semaines et/ou devient chronique. Il est parfois difficile de connaître l’élément allergène car il peut-être lié à l’interactivité deux substances (aliment et médicament). Néanmoins il est possible de faire des tests chez un allergologue.

Une crise d’urticaire peut-être accompagnée d’un gonflement de la lèvre ou des paupières et/ou de picotement et de démangeaisons de la gorge, il s’agit de l’extension de la réaction aux muqueuses buccale et ORL qui peut entrainer l’étouffement. (Œdème de Quincke). Dans ce cas, il faut absolument aller voir un médecin.

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Comprendre l’urticaire et ses formes : ce qui doit vraiment alerter

Quand l’urticaire s’enfonce en profondeur

Dans certains cas, l’urticaire ne reste pas limitée à la surface de la peau. Elle gagne les couches profondes ou les muqueuses et devient alors un angio-œdème. Ce dernier apparaît surtout sur le visage, notamment au niveau des paupières et des lèvres, avec un gonflement majeur qui déforme la zone. La peau reste peu rouge, ce qui le distingue de l’urticaire classique.

La plupart du temps, cet angio-œdème reste bénin. Mais une forme plus sévère peut toucher la langue, la gorge, les cordes vocales ou le larynx. Dans ces situations, la voix se modifie, la respiration devient difficile et l’urgence médicale s’impose. Cette forme grave, appelée œdème de Quincke, nécessite une hospitalisation immédiate en raison du risque d’asphyxie.

Les formes d’urticaire selon l’évolution

Il existe 2 grands types d’urticaire en fonction de leur durée et de leur comportement.

L’urticaire aiguë se manifeste par une poussée unique, qui dure de quelques heures à quelques jours. Elle peut réapparaître à distance, parfois à des endroits différents du corps. La majorité des urticaires aiguës n’ont rien d’allergique. Dans de rares cas, elles peuvent annoncer une réaction allergique authentique.

L’urticaire chronique, elle, se définit par des symptômes se répétant quotidiennement ou tous les 2 à 3 jours pendant au moins 6 semaines. Ces épisodes fréquents peuvent s’accompagner de douleurs abdominales, de douleurs articulaires et parfois d’un peu de fièvre. Les personnes touchées présentent une sensibilité particulière des mastocytes cutanés, qui s’activent facilement sous l’effet de nombreux stimuli non allergiques : aliments, infections virales, effort physique, médicaments ou stress. L’urticaire chronique est une maladie inflammatoire de la peau et non une allergie. Elle évolue sur plusieurs mois ou années. En moyenne, 40 % des cas persistent encore après un an, 30 % après deux ans et 20 % après dix ans.

Les urticaires allergiques, rares mais potentiellement graves

Les urticaires allergiques existent, mais elles sont beaucoup moins fréquentes que ce que l’on imagine. Elles se caractérisent par la fabrication d’anticorps spécifiques dirigés contre une substance devenue allergène : aliment, médicament, latex, venin d’insecte, etc. Pour que l’allergie se déclenche, il faut un premier contact sensibilisant, puis une re-exposition.

Lors d’une réaction allergique, les mastocytes s’activent de manière intense et généralisée. L’urticaire apparaît alors souvent avec d’autres symptômes : toux, gêne respiratoire, crise d’asthme, douleurs abdominales, diarrhée, vomissements ou malaise lié à une chute de tension. L’une des formes les plus sévères est le choc anaphylactique, qui met en jeu le pronostic vital.

L’urticaire allergique survient dans les deux heures suivant le contact avec l’allergène. Sa durée est généralement courte et ne dépasse pas vingt-quatre heures. En cas d’exposition ultérieure au même allergène, la réaction survient plus vite et plus violemment, ce qui augmente le risque de complications.

Les formes allergiques selon l’origine

L’origine alimentaire est l’une des plus connues. Les aliments les plus souvent impliqués sont le lait de vache, les œufs, les poissons, les crustacés, les fruits (fraise, tomate, fruits exotiques), les arachides, les fruits à coque et parfois le chocolat.

L’urticaire médicamenteuse allergique, rare elle aussi, se déclenche dans les minutes qui suivent la prise d’un médicament ou l’injection d’un produit de contraste en radiologie. Le latex peut également en être responsable. Dans ces situations, l’urticaire est fréquemment accompagnée de signes respiratoires ou de malaise.

Les venins d’insectes (abeilles, guêpes, frelons) peuvent également provoquer une urticaire allergique après une piqûre.

Les urticaires non allergiques, les plus fréquentes

La grande majorité des urticaires n’ont rien à voir avec une allergie. Elles peuvent être aiguës ou chroniques. Dans ces cas, l’activation des mastocytes ne dépend pas des mécanismes immunologiques classiques mais d’autres récepteurs situés à la surface ou à l’intérieur de ces cellules.

Les urticaires médicamenteuses non allergiques représentent environ 15 à 20 % des urticaires aiguës. Elles sont dues à l’action directe d’un médicament sur les mastocytes de la peau. Les antibiotiques, en particulier la pénicilline, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, notamment l’aspirine, sont souvent impliqués. Certains traitements hormonaux ou enzymatiques, ainsi que l’amidopyrine, peuvent également déclencher ce type d’urticaire.

Les urticaires alimentaires non allergiques sont également fréquentes. Elles surviennent le plus souvent après une consommation importante d’aliments riches en amines biogènes, ou capables d’induire la libération d’histamine. Parmi eux figurent les fromages fermentés, les conserves de poissons, la choucroute, les charcuteries, le foie de porc, les tomates, les sardines, les harengs fumés, les viandes, les fraises ou encore certains poissons comme l’anchois ou le saumon. Des aliments irritants pour les mastocytes, tels que le café, le thé, l’alcool, certains colorants ou conservateurs, peuvent également favoriser une poussée.

Les urticaires de contact

Certaines substances provoquent une réaction immédiate lorsqu’elles touchent la peau : plantes comme les orties, produits ménagers, latex ou même certains animaux tels que les méduses. L’urticaire apparaît alors à l’endroit exact du contact.

L’urticaire dans certaines maladies

Certaines infections virales ou ORL, très fréquentes chez l’enfant, peuvent déclencher une urticaire aiguë : angine, rhinopharyngite, otite, bronchite. Des parasitoses comme l’ascaridiose ou la giardase sont aussi en cause. Certaines maladies auto-immunes de la thyroïde, comme la thyroïdite de Hashimoto ou la maladie de Basedow, peuvent s’accompagner de poussées d’urticaire.

Les causes physiques d’urticaire

Plusieurs stimuli physiques peuvent déclencher une urticaire très typique. Les frottements provoquent un dermographisme, où les plaques suivent exactement le trajet du contact. La pression, comme celle d’une selle de vélo ou de vêtements serrés, entraîne parfois une urticaire retardée, douloureuse et longue à disparaître. Le froid, la chaleur, le soleil, l’effort, les émotions fortes ou même les vibrations (marteau piqueur, vélo tout-terrain, applaudissements) peuvent aussi déclencher une réaction.

La suppression de la cause suffit souvent à faire disparaître les symptômes, mais la réaction revient en cas de nouvelle exposition.

Le rôle aggravant du stress

Le stress reste un facteur déclenchant majeur, capable d’aggraver aussi bien les urticaires aiguës que chroniques. Il agit à la fois comme un élément déclencheur et comme un accélérateur de poussée chez les personnes prédisposées.

L’urticaire n’est pas un simple problème cutané. Ses mécanismes sont multiples, parfois allergiques, souvent non allergiques, et certaines formes peuvent devenir graves lorsqu’elles touchent les muqueuses ou les voies respiratoires. Comprendre les différents types d’urticaire permet d’adapter les comportements, d’éviter les facteurs déclenchants et d’identifier les situations nécessitant une prise en charge urgente. Une approche prudente, informée et individualisée reste la meilleure manière de gérer cette affection dont les causes sont bien plus diverses qu’on ne le croit.

A propos de L’urticaire

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