A partir du 1er janvier 2014, un arrêté ministériel du 6 mars 2013, va interdire 59 encres de couleurs utilisées dans les tatouages multicolores.
Tatoueurs et certains tatoués sont bien évidemment contre cet arrêté et utilisent d’ailleurs les mêmes types d’arguments que les opposants à la fameuses pénalisation des clients de péripatéticiennes.
Il n’en reste pas moins que les règles sanitaires de tatouages sont assez floues en France. Se faire tatouer implique la pénétration d’aiguilles qui touchent chair et sang et donc le risque d’infections graves.
D’autres problèmes existent potentiellement comme la contamination de certaines encres par exemple par des champignons (Acremonium fungi), ce qui peut entrainer de graves inflammations du tissu osseux.
Les dermatologues, via leur syndicat, rappellent que les encres en couleurs contiennent souvent aluminium, cobalt, chrome, cuivre, fer, mercure, nickel, or la plupart de ces produits sont estimés cancérigènes quand ils sont introduits dans la peau et exposés à des rayonnements solaires.
Au minimum, les dermatos estiment que « les pigments déposés sont des corps étrangers dont la présence peut susciter de multiples réactions – réactions allergiques, réactions cutanées locales, réapparition de dermatoses préexistantes ».
L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) explique que « dans la liste des produits interdits dans les tatouages, il y a des colorants qui sont utilisés dans les produits cosmétiques, mais pour lesquels il existe des restrictions : pas à proximité des yeux, pas de contact avec les muqueuses ».
Une fois l’arrêté en vigueur, il restera aux tatoueurs 27 colorants rouges, 13 blancs, 13 orange, 12 jaunes, 6 noirs, 3 violets et 3 bruns.